Aller au contenu
ORA
Guide · Audit de votre site

Pourquoi mon site internet est lent, et comment l'accélérer

· 4 min de lecture

En bref

Un site est lent, le plus souvent, à cause d'images trop lourdes, d'un hébergement d'entrée de gamme et d'un excès d'extensions ou de scripts. Google juge bon un site dont le contenu principal s'affiche en 2,5 secondes ou moins. Au-delà de 3 secondes sur mobile, plus d'une visite sur deux est abandonnée.

Ce que la lenteur vous coûte

Un visiteur qui attend ne vous attend pas longtemps. Dans une étude publiée par Google en 2016 sur plus de 10 000 sites mobiles, 53 % des visites étaient abandonnées quand la page mettait plus de trois secondes à s'afficher. Ces visiteurs ne reviennent pas : ils ouvrent le site suivant dans les résultats, celui de votre concurrent.

L'effet se mesure aussi en ventes. En 2020, Google, l'agence 55 et Deloitte ont suivi 37 sites de marques européennes et américaines, soit plus de 30 millions de visites. Un site mobile plus rapide de seulement 0,1 seconde a augmenté son taux de conversion de 8,4 % pour les sites de commerce, et de 10,1 % pour les sites de voyage. Ce sont de grandes marques, pas des artisans, mais le mécanisme est le même : moins on attend, plus on achète, plus on appelle.

Enfin, la vitesse compte pour Google. Il indique que les « Core Web Vitals », ses mesures de vitesse et de confort d'utilisation, sont utilisées par ses systèmes de classement. Il précise aussi qu'un contenu très pertinent peut rester bien classé malgré un site lent : la vitesse ne remplace pas un bon contenu, mais elle départage souvent deux sites comparables.

Comment savoir si votre site est lent

Ne vous fiez pas à votre impression. Chez vous, avec une bonne connexion et un site déjà en mémoire, tout paraît rapide. Vos clients, eux, vous découvrent depuis un téléphone, parfois avec un réseau moyen.

Google fixe trois repères pour un site considéré comme bon, mesurés sur les trois quarts des visites :

  • le contenu principal s'affiche en 2,5 secondes ou moins (c'est la mesure « LCP ») ;
  • le site réagit à un clic en 200 millisecondes ou moins (« INP ») ;
  • rien ne bouge pendant le chargement, avec un décalage de mise en page de 0,1 ou moins (« CLS »).

Le plus simple : lancez l'audit gratuit de votre site. Il mesure votre page comme le ferait un visiteur sur téléphone, avec l'outil de Google, et vous donne un score de vitesse sur 35 points dans le score global, jugé sur les seuils de Google : 2,5 secondes au plus pour afficher le contenu principal.

Les six causes les plus fréquentes

1. Des images trop lourdes

C'est la cause numéro un. Une photo prise avec un téléphone pèse souvent 3 à 5 mégaoctets, alors que quelques centaines de kilooctets suffisent à l'écran. Si votre page d'accueil en affiche six, le visiteur télécharge l'équivalent d'un petit film avant de voir quoi que ce soit.

2. Un hébergement d'entrée de gamme

Votre site est stocké sur un serveur. Sur les offres les moins chères, des centaines de sites se partagent la même machine : quand l'un d'eux est très visité, tous ralentissent. Le symptôme : une page qui reste blanche une ou deux secondes avant de commencer à s'afficher.

3. Trop d'extensions et de modules

Sur WordPress ou une plateforme du même type, chaque extension ajoute du code que le visiteur doit télécharger, même quand il ne s'en sert pas. Un site qui en cumule vingt est presque toujours lent. Un thème acheté « tout-en-un » embarque aussi des centaines de fonctions que vous n'utilisez jamais.

4. Des services extérieurs chargés sur chaque page

Bouton de discussion en direct, vidéo intégrée, carte, outils de statistiques, widgets de réseaux sociaux : chacun oblige le navigateur à contacter un autre serveur. Mis bout à bout, ils pèsent plus lourd que votre propre site.

5. Aucune mise en cache

Sans cache, votre site reconstruit chaque page à chaque visite, comme un restaurant qui referait la cuisine à chaque client. Avec un cache, la page est préparée une fois, puis servie instantanément.

6. Un code et des polices trop lourds

Quatre polices différentes, des feuilles de style jamais nettoyées, des scripts qui bloquent l'affichage : le navigateur doit tout lire avant de dessiner la page.

Ce que vous pouvez faire vous-même dès aujourd'hui

Ces gestes ne demandent pas de compétences techniques et règlent souvent la moitié du problème :

  1. Réduisez vos images. L'outil gratuit Squoosh, proposé par Google, compresse une photo en quelques secondes sans perte visible. Visez moins de 300 kilooctets par image.
  2. Supprimez les extensions que vous n'utilisez plus. Désactiver ne suffit pas toujours : supprimez-les.
  3. Retirez ce qui ne sert pas. Vidéo qui se lance toute seule, carrousel de six images, bouton de discussion que personne n'utilise.
  4. Activez le cache. La plupart des hébergeurs et des outils de création de site l'offrent en un clic dans les réglages.
  5. Interrogez votre hébergeur. Demandez-lui quelle version du langage du serveur tourne et si un hébergement mieux dimensionné existe pour votre trafic.

Après chaque changement, relancez l'audit pour voir ce qui a réellement bougé. Cela évite de passer des heures sur un détail sans effet.

Quand faire appel à un professionnel

Si votre score reste bas après ces gestes, la lenteur vient de la structure du site : un thème trop lourd, un outil vieillissant, une base qui n'a jamais été nettoyée. On ne la corrige pas avec des réglages, on la corrige en reconstruisant proprement.

C'est notre métier. Chez ORA, nous développons les sites sur mesure, sans thème ni constructeur de pages : chaque ligne de code sert, rien ne ralentit. Les performances sont mesurées à la livraison, avec les chiffres remis dans le dossier, pas promises à l'oral. Et le code vous appartient, sans abonnement caché.

Pour comprendre où en est votre site avant de décider quoi que ce soit, commencez par l'audit gratuit. Si vous préférez en parler, écrivez-nous : nous répondons en une heure au plus.

Pour aller plus loin

Un site rapide ne suffit pas s'il s'affiche mal sur téléphone : lisez pourquoi un site s'affiche mal sur mobile. Et pour savoir si vos efforts se voient sur Google, consultez comment savoir si votre site est bien référencé.

Sources

  1. Google, « The Need for Mobile Speed », étude sur plus de 10 000 sites mobiles (septembre 2016)
  2. Google, 55 et Deloitte, « Milliseconds make millions » (2020)
  3. Google, web.dev : les Core Web Vitals et leurs seuils
  4. Google Search Central : l'expérience de page et le classement

Guides

À lire ensuite

Avec ORA

Votre site peut faire mieux. Nous nous en occupons.

Nous reprenons votre site ou nous en construisons un nouveau, sans perdre votre référencement, et nous vous remettons les mesures avant et après. Réponse en une heure au plus.

  • Le code vous appartient, sans abonnement caché
  • Un seul interlocuteur, du cadrage à la mise en ligne
  • Des performances mesurées à la livraison, pas promises